VOYAGES DANS LE COIN ... (2002-2008)


CHEZ MAURICE

Cash malgache à MADAGASCAR !

INDIA...do it again !

Riches amis,

 

Nous vous avions laissés sous les étoiles d'un hôtel grand luxe en plein
désert du Thar. La suite fut bien plus tonique avec des villes de millions d'indiens et pas une étoile de sheriff à l'horizon.


Et c'est parti pour le show !


Chaud, ça le faisait en pleine journée mais après Jaisalmer, on n'a pas vu
la mer avant 10 jours (je tente des phrases à la MC Solaar, comme ça, « pour
le plaisir »-citation de Bernard Léonard).


Depuis le fin fond de cette région aride, on se prend un bus pendant 7
heures, puis le temps d'acheter des Chips à la sauce Américaine préparée par
Punch et Rélo (accroche-toi à l'humour, tout en finesse), on ressaute dans
un autre bus pour encore 7 heures. 14 heures d'affilée, c'est bon quand c'est fini. Pourquoi on n'a pas pris le train ? Parce qu'il n'y en a pas dans
cette foutue région. Simple mais réponse directe ! Ah, on est comme ça, nous!

14 heures pour atteindre Jaipur. Tout ça pour ça : une ville fatigante sans
charme par rapport à ses petites soeurs du Rajasthan. Certes on est devenu
exigeant après avoir visité les autres merveilles de la région.

On poursuit la route le lendemain pour rejoindre Agra et son Taj Mahal. Fini
les étoiles, on n'a plus le choix, on nous propose un bungalow en papier
calque. Très mignon dans les films japonais mais glacial dans la vraie vie.
« L'aubergiste » nous montre la salle de bain qui consiste à un seau d'eau
vide quand tout à coup, un coup de massue résonne sur le mur mitoyen. Ok, on
n'est pas là pour rigoler, il est 21h27, on doit dormir et fermer sa gueule.
C'est aussi ça les grandes attractions touristiques.

Le Taj, magnifique ! Splendide ! Mais bien que j'avais nettoyé ma peau avec Biactol, il restait 3 points noirs à cette visite : Attraction numéro uno en Inde, nous n'étions pas les seuls sur place, le prix de l'entrée était exorbitant. Enfin, le
troisième point était plus gris que noir car sur notre séjour de 3 semaines,
ce fut le seul jour sans ciel bleu.

Voilà, le Taj Mahal, c'est fait, c'est coché. Il ne nous restera plus que le
Pont de Millau et le stade de Belfort plein et on aura vu les plus grandes
merveilles de l'homme sur cette planète.

On enchaîne pour Delhi, petite bourgade de 10 millions d'habitants. Arrivés
à la gare en soirée, une nuée de petits chauffeurs se rue vers les 2 blancs
du train quand une énorme baleine à tête de crapaud comme le monstre dans
Star Wars bouscule et nous récupère. Vu son gabarit, on le choisit d'autant qu'il a un frère qui ressemble à Hulk Hogan en style mongol (la Brute, quoi ! Dolf Lundgreen, à côté c'est Denis la Malice ou Benoît Brisefer). Notre crapaud se « glisse » dans son rickshaw (ndlr : c'est un scooter avec une troisième roue) et on file à travers les rues de Delhi. Un fou du volant. Il a du écraser 8 passants mais heureusement pas une vache sacrée alors c'est cool pour son karma. L'hotel Golden Regency se présente à nous avec sa façade « Las Vegas-hôtel de passe avec les prix éclairés au néon sur fond en bronze ». Après ces émotions, on se rend au bistrot de ce motel. « Non, pas possible, il y a bagarre actuellement ». Ok ! Voilà notre première approche de Delhi. Du coup, à comparer, Bombay est un village calme et serein dans les Hautes-Alpes.

On zappe Delhi et on fuit faire notre pèlerinage vers Vanarasi-Bénarès la
sacrée
. Et là, je ne sais pas ce qui s'est passé. Après vérification, nous
sommes en 2005 et pourtant toutes les scènes qu'on a vues semblaient dater
de 5 après JC. Le centre ? Très peu de voitures mais des centaines de
pousse-pousse. Un bordel incroyable, tellement indescriptible que je ne vous
le décrirai pas. Et toc ! Pas de feu de circulation, ça ne sert à rien !
Puis au fur et à mesure qu'on s'approche du Gange, le fameux fleuve sacré,
des mendiants se multiplient le long de la route. « Tiens, regarde, j'ai
combien de doigts ? » « Je ne sais pas vraiment, mais je sais que tu n'auras
pas de chocolat ! ». Arrivés sur les gaths (les escaliers qui plongent dans
le Gange), un monde sorti de la Cour des miracles ère. On a nos vaches
toujours bien placées pour le spectacle, des chèvres, des chiots, des chats,
des enfants avec leur cerf-volant, des grands-mères sans CMU, et bien d'
autres qui n'ont pas encore gagné au PMU. Je ne sais pas si c'était un
moment particulier mais on était sans doute à quelques jours du 2000 ème
Festival du Slip de Varanasi
. On longe d'un côté le Gange, et là c'est
barbecue-party. Super ! On crâme les corps mais contrairement à d'autres
camps plus près de chez nous, les familles du défunt sont plutôt d'accord.
Au bout de quelques minutes, on voit un bout de pied se détacher, puis
gonfler sous l'effet de la chaleur. Un homme frappe un bon coup sur la tête
comme si c'était une bûche. Avant que le pied nous explose à la gueule, on a
pris les nôtres pour vivre d'autres scènes. Un matin, on se lève
spécialement tôt pour vivre d'autres scènes étonnantes. Et en effet, c'était
pas du genre, « ouais, très tôt le matin, les étangs en Sologne sont
magnifiques », non, c'était plutôt des centaines de mendiants qui réclament
du riz puis des milliers d'Indiens qui se baignent dans le Gange avec leur
saris, se lavent, se frottent, prient, lavent leurs buffles, leurs vaches.
Incroyable !

On s'arrêtera là pour cette sacrée ville. La suite est bien plus reposante.
Après ces aventures fatigantes (les villages de millions d'habitants, la
circulation polluante et klaxonnante, des longs voyages sur la route), on s'offre 2 vols intérieurs pour atteindre Goa, la mythique. Je sors ma guitare,
mon gilet en cuir et mes cheveux longs. D'ailleurs, j'ai profité de notre
pause à Varanasi pour me faire couper les cheveux. Evidemment, il n'y avait
aucune trace de Jean-Claude, Jean-Louis ni même de Jacques Dessange. Non,
ici, c'est plutôt Singh-Patel, le roi de la lame. J'arrive dans le « salon »
et déjà les 2 coiffeurs se fâchent, genre lui il est trop jeune, il ne saura
pas coiffer un occidental, donc j'attends. Puis après discussion, le jeune
revient à la charge et obtient finalement l'autorisation de toucher ma
coiffe. Le souci ? Il est un peu fâché donc il m'arrache les cheveux et il
passe plus d'une demi-heure sur ma nuque, puis c'est tout. Le reste ? Non,

c'est bien comme ça. Sinon, ma nuque, elle est tracée au double-décimètre.
Impeccable ! Evidemment, pendant la petite coupe, on n'a pas parlé des
derniers résultats de foot de l'OL, non, pour eux c'est plutôt le criquet.
Sachant que je connais aussi bien les résultats de la ligue indienne de
criquet que les résultats de ligue 2 du championnat de France de water polo
en petit bassin, on s'est tu. Ca m'a permis d'observer autour de moi,
notamment leurs produits cosmétiques. L'Oréal est plutot resté dans les
cartons, en revanche ils ont sorti les plus beaux flacons de KéraNaze, les
produits du Kérala et les shampoings Daube aux oeufs.

Bon, revenons à notre avion. A l'heure où nos médias français découvraient

l'A380, nous découvrions l'aéroport de Varanasi. Ouah ! La vache ! (Elle ne
rigolait pas celle-ci!) Pour nos amis lyonnais, la gare SNCF de l'Arbresle
ou celle de Saint-Paul, c'est l'aéroport JFK de New-York si l'on compare à
cet aérodrome où tout est « fait main ».

Après, on n'a pas compris. Que le train fasse 30 km/heure, ok, on accepte,
que le bus circule à 50 km/heure, ça passe encore vu les routes mais

l'avion, pourquoi il a volé si lentement ? Il a fait un détour du côté du Sri
Lanka
pour chercher des victimes du Tsunami ? Résultat, on a dormi dans

l'aéroport de Mumbai. Un restaurant d'ouvert. C'était la fête. On a même
rencontré un rescapé du Tsunami qui nous a montré son petit article de
journal qui le citait. On était au coeur de l'actualité, on vous dit ! Depuis
qu'il est passé à côté de la mort, il part du principe que maintenant c'est
que du bonus alors il s'est remis à boire et à fumer. Bien joué !

Goa, ses plages gigantesques, ses bungalows, pas de baba cool en vue, ni de
teuffeurs à danser sur de la Trans-Goa-Speed-Hardcore-New Beat-Jungle. On a
eu droit à 2 journées tranquillou face à la mer d'Oman pour terminer notre
lune de miel. Ciel rouge flamboyant, des cocotiers sur des kilomètres et ô
surprise des églises héritées des Portugais. On a beaucoup apprécié

l'ensemble.

Retour sur Bombay en première classe de la SNCF locale. C'est pas

l'Orient-Express mais comme dit Souchon, « c'est déjà ça ». Le Festival de
Bombay
nous attendait. Le principe ? Ils rassemblent tous les festivals
possibles comme celui du shopping ( !!?? comme à Dubaï), des arts de rue
(comme à Chalons), du cinéma (comme à Cannes) et bien d'autres encore.

On vous l'a déjà dit : les Indiens sont bizarres. Ce festival est bizarre
mais tout est zarbi ici. L'Inde refuse l'aide internationale pour les
rescapés du Tsunami mais le pays ne sait pas nourrir ses enfants. Les femmes
sont souvent des sous-crottes mais Sonia Gandhi est actuellement présidente
du Congrès. On ne verra jamais un couple hétéro s'embrasser dans la rue, en
revanche, 2 mecs (sans doute hétéro aussi) vont se caresser, se tenir par le
petit doigt en signe d'amitié « profonde ». Certains vont nous regarder
comme si on était un gorille albinos du zoo de Barcelone. Ils vont même
jeter un oeil par-dessus l'épaule sur nos photos quand on ne nous demande pas
d'être les sujets de leurs photos.

Bizarre. Leur point fort ? Ce sont des gens dignes de confiance pour la
plupart. Aucun sentiment d'insécurité pendant ce voyage. Voilà, paysages
magnifiques, palais somptueux, dépaysement total. INDIA= I'll Never Do It
Again. Ne jamais dire jamais alors à bientôt pour d'autres aventures.

N'oubliez pas de nous suivre à tout moment sur France 3 avec Thalassa et
Faut pas rêver.

Amour, gloire et beauté pour 2005. (C'est une citation du Mahatma Gandhi).

Krishnette et Krishna de retour chez les cow-boys de La Réunion.

(janvier 2005)

SOUTH AFRICAAAAA